20.01.2008

12/2007 - New York

19/12/2007

Nous sommes partis à deux à New York en amoureux, le jour des 36 ans de mon homme. Vol American Airlines au départ de Bruxelles d’une durée de 8 heures, ce qui lui a permis de vivre un super long anniversaire (quelle sollicitude, n’est-ce pas ?)… American Airlines ne nous a pas déçus. Un kit de voyage en papier recyclé était disponible en classe éco, contenant un masque pour faire dodo dans l’avion, une brosse à dent, du dentifrice et de la crème hydratante. D’un point de vue féminin, c’est top !

Arrivés à l’aéroport de JFK, la longue série des files de contrôle a débuté. Welcome to the United States ! Depuis le drame du 11 septembre 2001, les mesures de sécurité se sont plus que multipliées dès lors où vous posez un orteil  sur le sol américain. En fait, pour dire vrai, le contrôle avait déjà débuté à Bruxelles où les agents de sécurité n’avaient pas du tout envie de rire. Evitez donc de leur dire que non, vous ne transportez pas de bombe mais que par contre vous trouvez les 4 kilos de cocaïne de votre sac à dos assez lourds. Ils ne trouvent pas ça rigolo du tout et vous ne risquez qu’une fouille anale expéditive menée activement par un douanier néerlandophone (y en a qui aiment mais on n’est jamais trop prudent…).

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à la longue et interminable file de passagers en attente d’entrer officiellement, tampon dans le passeport oblige, au pays de l’Oncle Sam. Prévoyez un dernier pipi dans l’avion car les toilettes ne sont accessibles qu’une fois les customs passées. En attendant notre tour, nous discutions du profil des douaniers rencontrés lors de nos nombreux voyages. Soyons honnêtes, les douaniers du monde entier sont tous vaccinés contre la rigolite aigüe et le sourire, souvent trop cher, reste définitivement en option. Que ne fut donc pas notre surprise de tomber sur le seul et unique douanier rigolard du cru. Un latino adorable qui nous a demandé, comme la procédure l’exige, ce que nous venions faire à NY. Nous lui avons répondu que nous y venions pour nous fiancer (eh oui, le romantisme n’est pas mort !). En a suivi une série de conseils tous plus croustillants les uns que les autres pour s’assurer de la pérennité d’un couple : massage des pieds, une rose entre les dents, promenade en calèche à Central Park… Après une papote de dix bonnes minutes, nous sommes officiellement arrivés à NY. Objectif numéro 1, trouver un taxi pour rejoindre notre hôtel à Manhattan. Comme d’habitude, la cohorte des rabatteurs pour taxis non conventionnés ont cherché à nous détourner de notre chemin. A déconseiller absolument car ils abusent de la crédulité et du manque d’expérience des voyageurs éreintés. Nous sommes montés dans notre yellow cab après quelques petites minutes d’attente et en route pour Manhattan !

Nous sommes arrivés à l’hôtel après une petite demi-heure de route. Quel bonheur pour moi de retrouver cette bonne vieille ville !!! Nous séjournions au « The Pod Hotel » calqué sur le concept tendance de l’I-pod (51ème rue Est). Joli hall avec un bardage de bois, un fauteuil en forme de vague et une réception lumineuse. Malgré mon anglais américain acquis en usant mes souliers sur les routes des USA, je suis restée scotchée par l’accent indescriptible du réceptionniste. Ou il avait une boule de poils sur la langue ou il sortait de chez le dentiste ! Bref, après un bon exercice de lecture sur les lèvres et d’interprétation du langage non-verbal, nous avons obtenu la carte magnétique de notre chambre. Une jolie petite pièce au 12ème étage avec salle de douche et toilette privative (à privilégier même si d’autres formules sont proposées à l’hôtel) dotée d’un réveil accueillant votre I-pod.  Pour info, du 19 au 23/12, le logement nous aura coûté 650 dollars TTC. Un peu de repos, une bonne douche et nous sommes partis arpenter les rues de Midtown. Nous avons marché sous une légère pluie jusqu’au Rockefeller Center où trônait majestueusement le célèbre sapin de Noël tout illuminé. A voir et à photographier, surtout de nuit comme c’était le cas pour nous. A ses pieds, la patinoire et face à lui, un large tapis constitué de milliers de pièces destinées à financer une œuvre caritative. Un peu plus loin, nous avons croisé une manifestation de grands-parents réclamant à corps et à cris le retour de leurs soldats mobilisés en Irak. Ils étaient entourés de quelques flics musclés qui assuraient l’ordre public. Il est vrai que rien n’est plus dangereux que quelques mamies de 80 ans armées de pancartes… Vous verrez, la police est très présente à NY, ce qui a, blague à part, a quand même des avantages.

Quelques rues plus loin sur la 5ème avenue, nous nous sommes arrêtés à la boutique Build a Bear où les enfants (et les adultes) peuvent choisir la peluche de leurs rêves, la faire bourrer (restons corrects) de mousse, la faire transplanter puis lui choisir un vêtement parmi l’impressionnante garde-robe à disposition pour un prix non démocratique.  Mais franchement, ça vaut le coup.

Nous avons poussé ensuite jusque Time Square, à l’angle de Broadway et de la 44ème rue. C’est le quartier des théâtres et des spectacles et sans doute l’endroit de NY où la consommation d’électricité est la plus importante. Les panneaux publicitaires y sont d’une qualité et d’une luminosité remarquables. De nombreux spectacles y sont produits mais sincèrement, il faut avoir les moyens d’y assister ou le temps disponible pour aller chercher des billets à prix réduits. Soulignons qu’il est possible de réserver d’Europe des tickets pour de nombreux sites touristiques et culturels. Ca vaut le coup et permet de gagner du temps dans certains cas.

La fatigue du vol se faisant sentir (6 heures de décalage, ça claque quand même), nous sommes retournés aux alentours de l’hôtel pour chercher de quoi nous sustenter. Petit verre de vin au « Bateau Ivre » qui rassemble une carte des vins intéressante. Cependant, le verre contenant notre  sauvignon bien frais aurait mérité d’être mieux rincé après lavage. Passons, la fatigue fait accepter bien des choses. Suivant les conseils de notre guide, nous nous sommes rendus chez « Smith & Wollensky » pour une orgie de viande rouge. Temps d’attente si pas de réservation : un bon ¾ d’heure passé au bar (le mojito est blindé !) à papoter avec les quidams attendant leur tour. Une fois à table, nous nous sommes délectés d’une énorme pièce de bœuf avec une non moins énorme pomme de terre et des légumes verts en supplément. Vin agréable même si très cher. Nous nous en sommes sortis  avec une addition proche des 200 dollars, une légère euphorie alcoolisée et l’estomac tendu. Rien de mieux pour faire dodo.

20/12/2007

Nous avons pris le petit déjeuner non loin de l’Empire State building sur la 5ème avenue après avoir rendu visite à une collègue new-yorkaise, non loin de Grand Central, la gare principale. Une petite marche et nous entamions notre seconde expérience de file pour rejoindre les ascenseurs de l’Empire State. Nos billets pré-imprimés achetés sur internet nous ont fait gagner un peu de temps. Nous avons serpenté parmi les nombreuses salles, sans oublier de passer devant un écran vert pour la traditionnelle et obligatoire photo (marketing, quand tu nous tiens).  Pas moyen de faire autrement d’ailleurs. L’ascenseur télécommandé nous a conduits à la terrasse du 86ème étage.  Le temps était clément, la vue plongeante sur la ville, Central Park et le New Jersey était au rendez-vous. Magnifique ! Petit bémol, les Twins me manquent, elles qui habillaient si bien le sud de l’île…  Nous avons terminé notre visite par un petit achat à la boutique (mini Empire State, comptez  10 $), l’acquisition de la photo d’entrée et un apéro à la brasserie au pied du building. La bière blonde y est gouleyante. Nous avons ensuite pris un taxi pour jeter un œil sur Ground Zero entre deux grilles et bâches. L’émotion est quand même présente. Ayant visité les tours du WTC lors de ma première visite à NY, il me semblait important de me rendre sur le site mis en place en hommage aux victimes de l’attentat. Très émouvant avec un film retraçant l’histoire  des tours et les nombreuses photos et témoignages. S’ensuivit une courte visite à Trinity Church où un Black band faisait vibrer les cœurs et les âmes du public enthousiaste. C’était génial !

Nous sommes remontés à pied sous le soleil hivernal vers Chinatown pour y déjeuner. Nous nous sommes néanmoins arrêtés chez J&R, un magasin d’électronique où nous sommes retournés le lendemain acheter un téléphone portable (Nokia N95 compatible et 150 euros moins cher qu’en Europe).

L’arrivée à Chinatown fut amusante. D’une rue à l’autre, vous entrez en Chine où la statue de Confucius vous accueille en souriant. Nous sommes allés manger chez Dim Sum Go Go D. Demandez la carte avec photos, ça vous évitera de manger des pattes de poulet frites. Expérience culinaire étrange mais à tenter. L’estomac rassasié, nous sommes  joyeusement partis à la découverte du quartier. Le Mac Do en version originale est impressionnant avec son look mandarin. Les rues sont structurées par spécialité : les coiffeurs, les primeurs, les herboristes, les bouchers (les canards qui pendent, berk !), les poissonniers. Sur le chemin, nous avons d’ailleurs croisés un bac rempli de crapauds tous plus vivants les uns que les autres qui ne manquèrent pas de sprinter sur le sol de la boutique une fois qu’une opportunité d’évasion leur fut donnée. A voir !

Nous sommes remontés en taxi jusqu’au Madison Square Garden non loin duquel se trouve un autre magasin d’électronique (mon homme est obsédé !), B & H dirigé par des membres de la communauté juive coiffé de leur kippa. Hyper organisé et bien moins cher qu’en Europe. Nous avons terminé notre promenade par une heure de shopping chez Macy’s. Les étrangers peuvent y acquérir gratuitement sur présentation de leur passeport une carte leur offrant 11 % de réduction. J’y ai acheté un jean Calvin Klein pour un peu moins de 20 euros.

Nous avons ensuite pris un taxi pour rentrer à l’hôtel et nous préparer pour la soirée. Nous avions acheté des places pour le spectacle Stomp (très bruyant mais rythmé). Le repas pris dans l’excellent resto italien proche de l’Orpheum Theater (East Village) ajouté à la fatigue de la journée nous a fait louper la majorité du spectacle. Nous nous sommes endormis comme deux grosses marmottes.

21/12/2007

Une bonne nuit de sommeil  réparatrice et nous voilà partis à la rencontre de la Dame de Fer. Mais non pas Margaret Thatcher ! Petit-déjeuner au Starbucks Coffee et de nouveau une file dans le froid glacial avant de passer les sacs au scanner puis de monter sur le ferry. Arrivés sur l’île abritant la célèbre statue, nous avons jeté un œil au magasin de souvenirs sous une tente avant de nous lancer à l’assaut… d’une nouvelle file, encore plus longue celle-là. Nous avons passé plus d’une heure à avancer à un rythme d’escargot jusqu’à être contrôlé une fois de plus et d’enfin entrer dans le corps massif de la Statue de la Liberté. Pour les curieux, non, cette grande madame ne porte pas de slip en cotte de mailles. 2350 marches après (du point de vue de mes muscles fessiers), nous sommes arrivés sur le promontoire duquel une splendide vue sur Manhattan est accessible.

La visite s’est poursuivi par un transfert par bateau jusqu’à Ellis Island qui accueillait en son temps les immigrants pour leur faire passer une série de tests avant de leur accorder (ou pas) l’accès au sol américain. Mon homme m’y a offert ma bague de fiançailles. Inutile de vous dire que je n’oublierai jamais cet endroit. Pour la visite, je vous conseille d’emprunter un audiophone en français qui vous apportera de précieuses et intéressantes informations sur l’histoire du lieu.

De retour à Manhattan, nous nous sommes rendus au South Street Seaport pour y visiter l’exposition « Bodies, the exhibition ». A ne rater sous aucun prétexte si vous vous intéressez au fonctionnement du corps humain. De nombreux corps et organes « plastinés » y sont livrés aux yeux du public. Mention spéciale accordée à la comparaison entre des poumons sains et des poumons de fumeur ainsi qu’à la salle consacrée à la gestation et aux malformations fœtales. C’était incroyable !!!

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel à côté duquel une petite brasserie « française » baptisée « Le Montparnasse » nous a accueillis. La carte mélange des plats d’inspiration française à une cuisine américaine typique. J’avais quelques a priori mais ils ne durèrent pas. Jamais je n’ai mangé de viande aussi fondante et gouteuse. La carte des vins n’avait rien à envier à ses consœurs françaises. Juste pour l’exemple, le château Petrus y figurait à un prix cassé, soit 800 dollars (contre 4000 dollars en France). Nous avons dégusté un Ozone 1er cru mémorable. Le service un peu froid s’est rapidement réchauffé. Bref, une note de 9/10.

23/12/2007

Notre avion décollant à 18 heures, il nous fallait entreposer nos bagages pour ce dernier jour. Nous les avons laissés au Pod Hotel qui propose un service de garde gratuit. Nous sommes allés nous balader sur la 5ème avenue. A voir : Tiffany’s, l’Apple Store, Sacks (hors de prix !!! mieux vaut Macy’s) et Henry Bender. Chez ce dernier, n’hésitez pas à craquer pour les grosses bougies parfumées qui sont géniales mais méfiez-vous des maquilleurs à votre disposition. Ils vous consacrent tout le temps nécessaire pour vous papouiller mais vous poussent habilement à acheter du make-up très cher (la qualité le vaut mais bon, la dépense n’est pas toujours prévue…). Nous sommes ensuite allés acheter les cadeaux des enfants au Disney Store (sur 3 étages) et au magasin M&M’s (top pour les fans de chocolat de toutes les couleurs). Quelques paquets plus tard, nous étions de retour à l’aéroport pour une nouvelle file (on s’y fait à la longue) et un long vol de retour vers l’Europe.